
Ça y est, votre décision est prise : vous voulez faire écrire votre biographie. Contrairement à ceux qui pensent à tort que leur vie n’a rien d’extraordinaire, vous avez compris que chaque existence est unique. Elle est faite de rencontres, de choix, d’épreuves et de réussites qui n’appartiennent qu’à vous.
Vous avez bien réfléchi et vous avez envie de témoigner d’un évènement, de relater une période de votre parcours ou de faire le récit de votre vie entière pour le transmettre à vos enfants et petits-enfants. Mais une fois le premier rendez-vous fixé avec votre biographe, un doute surgit souvent : que devez-vous préparer pour entamer cet accompagnement biographique ?
C’est une question légitime, d’autant plus fréquente lorsque la biographie est un cadeau offert par des proches. J’avais envie de répondre à cette question pour que vous puissiez vous sentir à l’aise dès le début. Rien n’est obligatoire : vous pouvez parfaitement laisser venir l’inspiration face au biographe. Malgré tout, je voulais vous proposer quelques petits conseils pour que les séances soient rapidement plus fluides et plus riches. Voici quelques pistes de réflexion pour vous guider.
On imagine souvent que faire sa biographie consiste simplement à s’asseoir face au biographe et répondre à ses questions. C’est exact : en tant que biographe professionnel, mon rôle est de vous guider, de vous questionner et de vous aider à préciser certains éléments pour construire votre livre. Cependant, une légère anticipation et la préparation de nos échanges permettent de donner une direction plus claire au projet. Il ne s’agit pas de se préparer à « bien raconter » son histoire et à répondre à toutes les questions immédiatement. En réalité, notre première rencontre sert avant tout à faire connaissance, à comprendre votre projet et à installer une relation de confiance. Le récit viendra ensuite, naturellement, au fil de nos échanges.
Il s’agit d’abord de définir le cadre de votre histoire. En premier lieu, il faut déterminer concrètement le sujet précis dont vous voulez faire le récit pour qu’on puisse le délimiter ensemble. Souhaitez-vous un récit chronologique, de votre naissance jusqu’à aujourd’hui ? Ou préférez-vous aborder des thèmes spécifiques comme votre enfance, votre carrière ou vos passions ? Voulez-vous vous focaliser sur un évènement précis : un voyage, une expérience professionnelle, une épreuve comme une maladie ou un accident de vie ? L’objectif est d’esquisser le fil de votre histoire, mais sans pour autant constituer une trame détaillée.
Il peut être intéressant également, avant de contacter le biographe, de bien réfléchir à ce qui motive votre envie de laisser une trace écrite à travers un livre. Quel est votre but au final ? En livrant le récit de votre vie, souhaitez-vous laisser une trace de votre vie et de ce que vous avez vécu ? Quels messages souhaitez-vous passer ? Quelles leçons de vie ou quelles valeurs avez-vous envie de transmettre ? En parlant d’un évènement en particulier, souhaitez-vous donner votre propre version des choses et rétablir une vérité à laquelle vous tenez ? Ou s’agit-il de vous libérer de quelque chose qui vous pèse et que vous souhaitez déposer par écrit ?
Imaginez votre livre, entre vos mains, avec votre histoire à l’intérieur. À qui souhaitez-vous le destiner ? Vous avez peut-être l’ambition de le faire éditer et donc de le publier ? (voir article : « Et si vous publiez votre livre ?« ). Ou souhaitez-vous seulement offrir cet ouvrage à votre entourage ? Dans ce cas, à qui précisément : vos enfants, vos petits-enfants, des amis… ? Déterminer le public visé permet d’ajuster le ton du récit. Le choix des mots a son importance et il faut toujours penser à ceux qui les liront. Les choses pourront s’affiner pendant l’accompagnement mais cela permet également d’anticiper le coût de l’impression selon le nombre d’exemplaires souhaité.
Vous avez répondu à certaines des questions suggérées ci-dessus et votre projet s’est affiné. Il est temps d’aller fouiller vos tiroirs, vos placards pour en ressortir éventuellement les albums photos, mais aussi les correspondances anciennes, les carnets, les diplômes, les faire-part, les documents officiels… Certains de ces supports, comme les photos ou les lettres pourront même venir illustrer votre ouvrage. Quels que soient les objets, courriers ou clichés dont vous allez vous entourer, ils seront là pour raviver vos souvenirs à travers des émotions, des odeurs, des couleurs… Inutile là encore de tout préparer et de tout classer. Sachez juste où se trouvent ces éléments pour les ressortir au bon moment lors de la séance appropriée. D’ailleurs je vous propose également une formule sous forme de photo récit. L’idée est de partir des supports pour élaborer le récit ensuite : voir article « La biographie illustrée, et si vos photos racontaient enfin une histoire ? »
Là encore, si vous craignez d’oublier des périodes, préparez-vous des repères chronologiques. Cela peut être simplement : une année de naissance, un déménagement, un mariage, des naissances, un changement de métier, des grands évènements familiaux. Il n’est pas nécessaire d’établir un plan détaillé et rigoureux. Il s’agit plutôt de noter quelques points clés sur un papier qui serviront de repères lors des entretiens. L’idée est d’établir une sorte de fil conducteur qui vous rassurera et qui viendra s’enrichir naturellement au fil des entretiens. La mémoire ne fonctionne pas comme un disque dur où chaque souvenir est rangé à sa place dans un dossier. Elle procède par associations d’idées, une histoire en appelant naturellement une autre au fil de la conversation.
En biographie hospitalière, les patients qui se lancent dans ce projet d’accompagnement biographique s’investissent d’autant plus que cela leur permet de sortir, du moins dans leur esprit, du contexte de la maladie et de la structure dans laquelle ils se trouvent. Cela les stimule et leur apporte un but. Chaque entretien est attendu. Ce que je propose à chacun, en biographie hospitalière comme en biographie privée, c’est d’avoir à disposition un petit carnet et un crayon. Cela vous permettra entre chaque rendez-vous, de noter immédiatement les souvenirs qui surgissent souvent de manière totalement impromptue. Vous pourrez ainsi me les partager à la séance suivante. C’est une forme de stimulation qui permet d’enrichir le récit soit en complétant des éléments déjà abordés, soit en anticipant la suite.
Raconter sa vie n’est pas un acte anodin. En biographie hospitalière, l’effet thérapeutique de cette démarche est aujourd’hui à l’étude dans le but de l’assimiler à un véritable soin de support (voir article :« Vers une reconnaissance de la biographie hospitalière ? »). Toutefois, remuer le passé signifie aussi traverser des moments parfois douloureux : un deuil, une rupture, une maladie, une épreuve de vie. Il est important de garder en tête que c’est vous et uniquement vous qui décidez ce que vous souhaitez aborder et faire figurer dans votre livre. Il s’agit de votre vérité propre et non celle des autres. Néanmoins, des émotions peuvent ressurgir et il faut en être conscient, car l’objectif n’est pas que cela vous déroute. En tant que biographe formé à l’accueil de la parole, mon rôle est de recueillir vos propos avec bienveillance, sans jugement et sans jamais forcer un souvenir difficile.
Certains projets de récit peuvent se préparer en famille. Vous pouvez solliciter des proches pour qu’ils enrichissent le récit en partageant leurs propres souvenirs. Ou vous appuyez sur eux en les interrogeant par rapport à un doute sur une date, sur la présence d’untel ou untel à un évènement… Si vous décidez d’annoncer votre projet à vos enfants, par exemple, je suis là aussi si nécessaire pour répondre à leurs questions à la moindre inquiétude. Parfois, avant même la finalisation du livre, des conversations en famille se déclenchent sur le sujet. Cela peut susciter leur intérêt et les amener à poser des questions ou à aborder des thématiques que vous pourrez éventuellement ajouter au récit.
Ou, à l’inverse, ce projet est le vôtre et uniquement le vôtre et vous souhaitez qu’il reste secret. Vous pouvez ainsi leur offrir votre livre en guise de cadeau, peut-être à l’occasion d’un évènement spécial.
Dans tous les cas, sachez que je suis soumis à la discrétion professionnelle (voir article : « Peut-on tout dire à un biographe ? ») et qu’aucun de vos propos ne sera divulgué, y compris à vos proches, sans votre consentement. Dès le début de notre collaboration, je vous fournirai pour cela une charte de confidentialité spécifique à mon accompagnement.
Ces conseils ne sont en fait que les prémices de l’accompagnement que je vous propose. Une biographie est avant tout une aventure humaine fondée sur la confiance. Les questions et points que j’aborde dans cet article sont des pistes de réflexion sur lesquelles nous pouvons échanger ensemble de vive voix. Vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses et d’être totalement prêt(e) pour me contacter.
Commencer une biographie ne demande ni une mémoire parfaite, ni des archives soigneusement classées, ni un talent particulier pour l’écriture. Ce qui compte, c’est avant tout votre envie de transmettre. N’oubliez pas qu’il s’agit de votre projet et qu’il est unique. Votre rôle est de raconter, le mien est d’écrire. Si vous faites appel à Monsieur Plume, c’est précisément parce que mon métier consiste à transformer vos souvenirs en un récit fluide, vivant et agréable à lire. Vous avez les mots pour le dire, j’ai la plume pour l’écrire.
Et vous : quels renseignements vous seraient utiles pour vous lancer ? N’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires.

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Je suis Monsieur Plume, la plume qui vous accompagne sur ce chemin pour guider les lignes de votre récit. Que ce soit en biographie familiale, en biographie d’entreprise ou en biographie hospitalière, découvrez mes prestations et contactez-moi pour que nous écrivions ensemble cette nouvelle page dans votre vie.
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